Biographie d’Alfred Musset

Alfred de Musset est un dramaturge et poète romantique français. Né le 11 décembre 1810 à Paris, il y décède le 2 mai 1857.

Grandissant dans une famille aristocratique et cultivée, c’est tout naturellement que le jeune Alfred se prend de passion pour les lettres et les arts en général. Très tôt, lors de ses études, il révèle d’ailleurs un goût prononcé pour la littérature. Ainsi, si après son baccalauréat il commence par choisir la voie de la médecine, il abandonne très vite ses études pour se consacrer à sa passion première : dès 1828 paraît dans la presse une ballade appelée « un Rêve ». Peu de temps après, il publie une version française des « Confessions of a English Opium Eater », de Thomas de Quincey.

Très tôt, il fréquente des groupes d’intellectuels : le « Cénacle » alors qu’il n’a que 17 ans, puis très vite il participe au salon de Charles Nodier. Tout ceci lui permet de rencontrer des auteurs tels que Sainte-Beuve ou Vigny, de qui il apprendra beaucoup.

En 1830 il écrit sa première pièce de théâtre, « la Nuit Vénitienne », qui ne rencontrera malheureusement pas de succès. C’est dans la « Revue des Deux Mondes » qu’il publiera désormais ses pièces, qu’il regroupera par la suite sous le titre d’ « un Spectacle dans un Fauteuil ». Le succès commencera tout doucement à venir grâce à une première comédie, en 1832, intitulée « A quoi rêvent les jeunes filles », succès qui se confirmera l’année suivante avec « les Caprices de Marianne ». Mais c’est le drame romantique « Lorenzaccio » qui le consacrera en 1834, ainsi qu’ « on ne badine pas avec l’amour », deux œuvres inspirées par la liaison qu’il entretient avec George Sand. Suite aux échecs que rencontrent ses premières pièces, il s’éloigne de la scène et sombre peu à peu dans l’alcoolisme. C’est seulement en 1847 qu’une de ses pièces, « un caprice », le fera renouer avec le succès.

Ne se limitant pas à un seul genre, il publie également de purs poèmes romantiques tels que « la Nuit d’août » ou « la Nuit d’octobre », mais également un roman autobiographique, qu’il choisit d’appeler « la Confession d’un enfant du siècle » (1836) et dans lequel il fait largement allusion à sa relation avec Georges Sand.

Alors qu’il est de plus en plus reconnu en tant que poète, il est également connu pour ses frasques et sa vie de débauché, alors qu’il a à peine 20 ans. Deux ans plus tard, Alfred perd son père, emporté par le choléra.

Après sa rupture définitive avec George Sand en 1835, il enchaîne les relations plus ou moins éphémères ; il va même jusqu’à avoir une liaison avec Louise Colet, connue pour être la maîtresse de Gustave Flaubert.

En avril 1845, il est nommé Chevalier de la Légion d’honneur, en même temps que Balzac. Sept ans plus tard, il est enfin élu à l’Académie Française, après deux refus.

Usé par une vie de débauche et d’excès, probablement atteint de syphilis, il décède le 2 mai 1857. Après sa mort, Georges Sand et son frère Paul de Musset joueront un rôle important dans la redécouverte de ses œuvres. Alfred de Musset reste aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands écrivains romantiques français.